mardi 10 novembre 2009

Centre de dianétique: un autre groupe de façade de la scientologie



Cette photo, prise au début novembre, prouve que la scientologie, sous le couvert d'un «Centre de Dianétique» vient d'ouvrir un autre commerce à Montréal, près du Carré Saint-Louis, à la frontière du Quartier Latin.

Écrit par le fondateur de la secte, L. Ron Hubbard, aux débuts des années 1950, La Dianétique est l'un des livres de pseudo-sciences les plus vendus dans l'histoire de l'édition. Écrit dans un style lourd et soporifique - question de mieux hypnotiser le lecteur? -, Hubbard y entremêle des notions de psychanalyse, de psycho-pop et d'hypnose et prétend avoir conçu une thérapie miracle qui guérirait tout, même les maux incurables.

(Notons que si les techniques de La Dianétique ont fait le plus grand bien à la santé financière d'Hubbard, qui en 1982 avait amassé une fortune personnelle estimée à 200 millions de dollars, elle n'ont en revanche fait aucun bien sur sa santé mentale: à sa mort, les médecins légistes ont retrouvé des traces de Vistaril dans son sang. Comble de l'ironie, le Vistaril est un médicament utilisé en psychiatrie pour combattre l'anxiété. Ironique de constater que La Dianétique n'est pas venu à bout des problèmes mentaux de L. Ron Hubbard...)

Près de 60 ans après sa publication, La Dianétique est utilisée comme appât afin d'attirer en scientologie des gens qui croient avoir affaire à un livre de croissance personnel. Rien de bien nouveau sous le soleil, l'organisation reprend une stratégie vieille comme le marketing et la politique: cacher la scientologie derrière des groupes paravents afin de mieux la promouvoir. Puisque la marque «Église de scientologie» a mauvaise presse, d'autres sont utilisés pour diffuser les idées de la scientologie: Narconon Trois-Rivières, Académie des Petits Phénix, WISE... ou Centre de Dianétique.

L'ancienne adresse du «Centre de dianétique de Montréal» était la même que le commerce de la scientologie; il est logique de louer un autre local afin de mieux cacher les liens unissant les deux.

Les deux locaux sont distincts, mais les faits ne mentent pas: il s'agit bel et bien d'un local de scientologie déguisé. De un, une rapide recherche dans Google démontre qu'un des numéros de téléphone sur l'affiche est le téléphone portable de Renald Fortin, un scientologue notoire. De deux, tel que l'explique avec son éloquence habituelle l'auteur du blogue critique Ask The Scientologist, le nom Dianétique est systématiquement utilisé par la multinationale dans des endroits où la scientologie n'est pas la bienvenue:
So, Dianetics was brought back from obscurity as the ultimate front-group for Scientology. That's why you don't see Scientology in the malls. That's why you don't see Scientology on the streets, at the "stress test" tables. You only see Dianetics. It's a trick.

And that's why you see "Dianetics Centers", as a business, in countries and cultures where the religion of Scientology would be unwelcome. But, even with that name it is and will always be Scientology.

In this way, the Church of Scientology attempts to have its cake and eat it too. It tries, with Dianetics, to get all the benefits of being a money-making non-religious business, while still, under the Scientology name, attempting to get all the benefits and protections of being a religion. It's the same organization, trying to play the game both ways.
Maintenant, la question de 15 millions de dollars: pourquoi avoir choisi ce bureau plutôt qu'un autre? C'est qu'il est probable que la multinationale de la scientologie veuille se rapprocher des étudiants.

En juillet 2007, elle a acheté de l'UQAM (!) l'édifice La Patrie pour un montant de 4,7 millions afin d'y aménager un nouveau commerce.... à deux pas de l'UQAM. (Au moment d'écrire ces lignes en novembre 2009, l'édifice est encore vacant).

En avril 2009, un des groupes de façade de la secte, la Commission des Citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) a réussi à tenir pour une semaine, moyennant un paiement d'environ 1,250$, une exposition anti-psychiatrie dans les murs même de l'Université Concordia. Le groupe y faisait la promotion du discours haineux de la scientologie envers la psychiatrie.

Et maintenant, l'organisation ouvre un local à quelques centaines de mètres de marche de l'UQAM.

Pourquoi autant d'intérêt envers les étudiants? Ils ont toujours été des cibles privilégiés des groupes sectaires... car quoi de plus vulnérables que des jeunes hommes et des jeunes femmes aux brillants futurs qui se posent des questions sur le sens de la vie?

Ainsi, les universitaires d'aujourd'hui sont ceux qui, demain, auront de l'argent, de l'influence et un réseau de contacts dans lequel ils pourront diffuser la pseudo-science de la scientologie.

Attendons-nous à une campagne de recrutement majeure du groupe. D'autant plus que, partout à travers le monde, les scientologues quittent massivement la secte. Aux États-Unis, où les scientologues sont les plus nombreux, l'American Religious Identification Survey de 2008 démontre que, d'environ 55,000 en 2001, le nombre a dramatiquement baissé à environ 25,000. Et ces chiffres ont été compilés avant la campagne mondiale d'Anonymous contre les abus de la scientologie et les fracassantes sorties publiques d'anciens adeptes tels que le réalisateur Paul Haggis, Mark Headley, Marty Rathbun ou, en Europe, d'Alain Stoffen.

Au Québec, les courriels internes de la scientologie démontrent que les scientologues québécois sont démotivés. Extrait:

Épargnez-moi vos sursauts d'indignation, parce que la majorité d'entre nous ne font ABSOLUEMENT RIEN pour disséminer la Scientologie à Montréal. Parce que si c'était le cas, on serait pas seulement 33 aux events de fundraising, on serait pas seulement 25 au GIM (pour ceux qui ne savent pas c'est quoi le Groupe Idéal de Montréal, c'est le groupe que Yves Fiset a mis sur pied pour faire boomer la dissémination à Montréal) et l'org et le champs de Montréal ne serait pas toujours aussi petits!

Pas étonnant que la scientologie veut un peu de sang neuf. Elle risque toutefois de frapper un nœud dans ces campagnes de recrutement: la communauté de l'UQAM, informée par Anonymous, est maintenant au courant des abus financiers et psychologiques de la scientologie. Elle observe, s'informe... et elle n'aime pas ce qu'elle voit.

À suivre?

Manifestation du 7 novembre: victoire épique


Une douzaine de participants d'Anonymous ont fièrement manifesté samedi dernier en face des locaux de la scientologie au coin de Papineau et Mont-Royal. La population semblait particulièrement ravi d'être informé de la condamnation de la secte en France pour «escroquerie en bande organisée».

Un vidéo des faits saillants de cette manifestation sera disponible sous peu.

dimanche 8 novembre 2009

Italie: enquête criminelle ouverte contre la scientologie

Après la France qui a condamné la scientologie pour «escroquerie en bande organisée» et la Belgique qui poursuit la multinationale pour escroquerie, extorsion, exercice illégal de la médecine et infractions aux pratiques du commerce, c'est au tour de l'Italie d'enquêter sur la scientologie, selon ce que rapporte le quotidien La Stampa.

À quand le Québec, où les pratiques sont les mêmes?

vendredi 6 novembre 2009

Une autre enquête en trois parties à propos des abus de la scientologie (3): la grande évasion de Don Jason

Même si les abus de la scientologie ne vous intéresse pas, la troisième partie de l'enquête du St. Petersburg Times à propos des efforts de la scientologie afin d'empêcher ses membres de se sauver vous intéressera. (Vous pouvez lire ici la première et deuxième partie).

L'ex-scientologue Don Jason y raconte dans le menu détail sa spectaculaire évasion d'un enlèvement commis par des responsables de la scientologie. Enfermé dans une des pièces du bateau de croisière de la secte, le Freewinds, Jason est parvenu à s'échapper et à sauter par-dessus bord afin de fuir la scientologie à tout jamais.

Question: quel espèce de groupe enlève ses propres membres?!

AJOUT (6/11/09): voici un témoignage vidéo de Don Jason, produit par le St. Petersburg Times.



jeudi 5 novembre 2009

Montréal: Manifestation contre la scientologie, le 7 novembre dès midi au coin de Papineau et Mont-Royal

SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES ET LES CRITIQUES DE LA SCIENTOLOGIE

Montréal, 5 novembre 2009

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

Le collectif citoyen Anonymous tiendra une manifestation le 7 novembre prochain entre midi et 16h au coin des rues Mont-Royal et Papineau afin de protester en soutien aux victimes et critiques de la scientologie.

Anonymous veut exprimer son soutien envers ceux et celles qui dénoncent la scientologie, dont le réalisateur et scénariste Paul Haggis (Crash, Quantum of Solace), qui a récemment quitté avec fracas le groupe en raison du discours homophobe de l'organisation et du fait que la secte ait ordonné à sa femme de cesser de parler à sa famille.

Le collectif veut également souligner le courage des deux ex-scientologues français qui ont osé poursuivre l'organisation en court afin de dénoncer les abus dont ils ont été victime. Suite à leur démarche, la justice française a, le 27 octobre, reconnu coupable la scientologie d'«escroquerie en bande organisée» et condamnait les personnes morales de la scientologie à des amendes qui vont jusqu'à près d'un million de dollars canadien. Des membres importants de l'organisation française ont été également condamnés à des peines d'emprisonnement et des amendes jusqu'à près de 50,000$ canadien.

«Il est important de soutenir les victimes d'abus par des organisation sectaires tels que la scientologie, affirme un participant d'Anonymous, Richard Rols. Ces gens sont, pour la plupart, incompris; la population a tendance à se moquer de ceux qui ont participé à des sectes, car ils sont stigmatisés pour avoir crû en des histoires trop belles pour être vraies. Or, poursuit Rols, les scientologues sont souvent recrutés dans la scientologie sans le savoir via des organisations de façade tels que Narconon Trois-Rivières ou les groupes de conseillers en gestion affiliés à la scientologie.»

Anonymous s'inquiète que les ex-scientologues puissent subir des représailles, surtout compte tenu de l'historique des actions de la secte contre ses critiques. «Les scientologues considèrent que les critiques et les activistes sont des criminels et que tous les moyens sont bons pour les arrêter. Il est temps que ces techniques d'intimidations cessent, et la première étape est de manifester notre soutien à ceux qui osent les confronter», affirme Rols.

Anonymous invite donc la population à se joindre à eux et à se masquer à l'occasion de cette manifestation festive afin de démontrer leur appui aux victimes et à ceux et celles qui se tiennent debout contre cette multinationale de la pseudoscience qui, selon une enquête du magazine français l'Express de mai 2009, récolte des revenus de près d'un milliard de dollars par année.

À PROPOS D'ANONYMOUS:

Anonymous est un collectif citoyen mondial qui, depuis janvier 2008, dénonce les abus financiers et psychologiques causés par «l'Église» de scientologie. Anonymous est d'avis que cette corporation, qui se fait passer pour une religion, représente un réel danger pour notre société démocratique. Anonymous est actif dans une centaine de villes à travers le monde, répartis dans une vingtaine de pays sur les cinq continents.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à visiter les sites suivants:

http://anonymousmontreal.blogspot.com/
http://qcanon.ning.com/
http://www.whyweprotest.net/fr
http://www.youfoundthecard.com
http://www.exscientologykids.com


Contact: Anonymous Montréal - xenumontreal (at) gmail (point) com

-30-

mercredi 4 novembre 2009

Une autre enquête en trois parties à propos des abus de la scientologie (2): quand la scientologie se prend pour James Bond

Le St. Petersburg Times poursuit la publication de son enquête à propos de l'attitude de la scientologie lorsqu'un membre quitte l'organisation.

Le quotidien soulignait, dans son édition du lundi, l'histoire d'un groupe d'ami qui ont quitté la scientologie et décidé de refaire leur vie à Las Vegas en fondant une compagnie de crédit.

Le hic? La scientologie ne l'entendait pas ainsi... et à tout bonnement mandaté des enquêteurs et envoyé des espions à Las Vegas afin d'infiltrer la compagnie de crédit!

À Susan Palmer, professeure d'études religieuses de Dawson College

Ce billet est une «spécial dédicace» à Mme Susan Palmer, professeure d'études religieuses du College Dawson de Montréal, de la part d'Anonymous.

Le quotidien américain USA Today a interviewé Mme Palmer pour un article sur la scientologie le 3 novembre 2009. Voici un extrait:


«Most religions, Scientology included, experience disagreement and leadership turmoil after a founder's death and survive, said Susan Palmer, a religious studies professor at Dawson College in Montreal.

"I think they'll end up like the Mormon church or Jehovah's Witnesses, that were very controversial in our time but now are largely accepted," Palmer said.»


La scientologie largement acceptée dans l'avenir?

Vous traitez de la scientologie avec pas mal de légèreté, Mme Palmer.

Comment trouvez-vous alors la légèreté avec laquelle La CCDH, un groupe de façade de la scientologie, traite le fameux cas de la fusillade au Collège Dawson?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - POUR PUBLICATION IMMÉDIATE : 19 avril 2007
CONTACT: LOUISE CHENEL, COMMISSION DES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME
TÉLÉPHONE: (418) 529-2267 COURRIEL: info@droitshumains.ca SITE INTERNET: www.droitshumains.ca

Des médicaments psychiatriques ont-ils rendus fou le tueur de Virginia Tech ?

La tragédie de Virginia Tech au cours de laquelle Cho Seung-Hui, un étudiant de 23 ans, a assassiné 32 personnes ramène une nouvelle fois au premier plan l’inertie des gouvernements à faire enquête sur le lien grandement documenté entre la violence dans les écoles et certains médicaments psychiatriques comme les antidépresseurs. Cho Seung-Hui avait été traité pour des « problèmes psychologiques » et des ordonnances de médicaments psychiatriques ont été retrouvées dans ses affaires. Kimveer Gill, le tueur de Dawson College à Montréal avait aussi été traité pour des problèmes psychologiques.

Au moins huit tueries récentes dans des écoles américaines, dont Columbine et Red Lake, ont été commises par des jeunes traités au moyen de médicaments psychiatriques reconnus par la FDA, l’équivalent américain de Santé Canada, pour causer des comportements suicidaires et maniaques, de la psychose, des hallucinations, de l’hostilité et des idées homicides.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH), une organisation sans but lucratif de surveillance de la santé mentale, fut la première à découvrir le lien entre les médicaments psychiatriques et la tuerie de Columbine et à faire connaître devant la FDA en 1991 les effets secondaires de violence et d’impulsion suicidaire des antidépresseurs. Au moment de l’audience publique de septembre 1991, la FDA avait déjà connaissance de plus de 17,600 cas d’effets secondaires sérieux qui lui avaient été rapportés, seulement au sujet de l’antidépresseur Prozac. Parmi ces cas d’effets secondaires sérieux, on retrouvait : 60 décès, 141 cas de psychoses, 391 cas d’overdoses intentionnelles, 402 cas d’hostilités incontrôlées et 991 tentatives de suicide. Malgré cela, les psychiatres qui siégeaient à cette audience publique votèrent pour exonérer de tout blâme le Prozac. Vous pouvez voir une vidéo sur ces audiences publiques en cliquant sur ce lien : http://www.cchr.org/index.cfm/19863

La CCDH met en garde la population contre les efforts de l’industrie psycho-pharmaceutique pour obscurcir une nouvelle fois la violence folle causée par les médicaments psychiatriques dans le but de protéger les dizaines de milliards de dollars de profits annuels résultant de la vente de ces médicaments.

Le silence coupable des psychiatres

Interrogés récemment par la CCDH sur ce qu’ils savent réellement à propos des troubles mentaux et des résultats de leurs traitements, des psychiatres participant à un congrès international ont révélé qu’ils ne connaissent pas du tout la cause des soi-disant troubles mentaux et qu’ils n’ont jamais guéri qui que ce soit. Ces réponses étonnantes pour le profane ne font que montrer le caractère pseudo-scientifique de la psychiatrie. Privée de tout moyen de diagnostic valide, la psychiatrie est en réalité uniquement basée sur des opinions, des théories et des consensus, le plus souvent amenés par des psychiatres influents ayant des liens financiers importants avec les compagnies pharmaceutiques. Pour voir les 5 premières minutes du documentaire « La psychiatrie : la vérité sur ses abus », cliquez sur ce lien : http://www.droitshumains.ça/dvd_abus.htm

Alors que l’article 10 du Code Civil du Québec oblige les professionnels de la santé à fournir toutes les informations pour permettre aux patients de donner un « consentement éclairé », les psychiatres cachent continuellement le fait qu’il n’existe aucune preuve de quelqu’ordre que ce soit que le cerveau ou les gènes des gens ont quoique ce soit à voir avec leurs problèmes émotionnels ou mentaux ou avec leurs comportements. En présentant la simple opinion du « déséquilibre chimique » comme étant un fait scientifique et en cachant aux personnes la très grande quantité de solutions non-chimiques éprouvées pour aider une personne en proie à des problèmes émotionnels, les psychiatres violent l’article 10 et empêchent les gens de pouvoir prendre une décision éclairée.

Mais il y a pire. Chaque médicament psychiatrique a des effets secondaires extrêmement importants qui en réalité dégradent la vie des patients et ces effets secondaires sont minimisés ou carrément cachés. Pour des informations supplémentaires sur les effets secondaires de ces médicaments, consultez les communiqués antérieurs de la CCDH à : http://www.droitshumains.ça/communiques.htm

Sauver la face

Étonnamment, la raison principale derrière le mutisme des intervenants dans les secteurs de la santé mentale et de l’éducation ne tiendrait pas tant à un manque d’informations valides qu’à une tentative maladroite de sauver la face ou sa réputation. En effet, pour beaucoup de psychiatres, psychologues, médecins et même enseignants (qui ont favorisé l’utilisation de psychostimulants comme le ritalin), les médicaments psychiatriques ne sont plus du tout une solution mais étant donné qu’ils en ont prescrit – ou qu’ils en ont recommandé – durant des années, ils ne peuvent pas se résoudre à se lever et à s’opposer ouvertement à leur utilisation de peur de « perdre la face et de devoir rendre des comptes. »

« Les intervenants des domaines de la santé et de l’éducation ont avant tout un problème de conscience et d’intégrité par rapport aux traitements psychiatriques et psychologiques. Mais heureusement, cela est enfin en train de changer. Au cours des derniers mois, des dizaines de représentants médicaux, médecins et autres intervenants ont eu le courage de se lever et de dire tout haut ce qu’ils pensaient tout bas et de raconter à quel point ces traitements en réalité empirent les gens au lieu de les aider », déclare Denis Côté, le Président de la CCDH Québec.

Toute personne désirant communiquer des informations au sujet de mauvais traitements psychiatriques ou psychologiques, d’effets secondaires sérieux à des médicaments psychiatriques ou de fraudes diverses impliquant des intervenants de la santé mentale, peut le faire en contactant la CCDH Québec au (418) 529-2267 ou via son site web : www.droitshumains.ça


Ce texte sur le sujet, provenant de la CCDH à Montréal, est aussi très intéressant:

«Pour publication immédiate

Publié: (01 novembre 2006) http://www.cnw.ca/en/releases/archive/November2006/01/c7207.html

Contacter: Richer Dumais

Directeur exécutif de la CCDH Montréal

Téléphone: 514-220-8316



L'influence des antidépresseurs:

combien d'autres morts faudra-t-il ?

Frappée par l'analogie entre la fusillade de Dawson et les sanglantes fusillades froidement commises antérieurement par des personnes traitées avec des antidépresseurs, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) demande de nouveau que soit rendue publique l’analyse toxicologique effectuée sur Kimveer Gill.

La mère de Gill a rapporté que son fils avait reçu des soins pour dépression.»


Dans ce cas, Mme Palmer, pourquoi ne pas inviter la CCDH a venir présenter son exposition au Collège Dawson pour que la scientologie explique enfin aux étudiants les véritables causes (sic) de la tragédie du 13 septembre 2006?

Il n'y a pas de gêne. L'Université Concordia l'a fait en mars 2009.



Et ce n'est pas très cher. L'Université Concordia a vendu son intégrité pour quelques milliers de dollars...


P.S. Pour mémoire, Mme Palmer fait partie des auteurs de Scientology, livre qui a du mal à cacher son parti pris pour la défense de la scientologie.

Que du bon pour la réputation de Dawson College...

Anonymous don't just expose the cult of scientology, we also expose cult apologists.

Dawson College officials will be pleased, I'm sure.

La scientologie et la pratique illégale de la médecine (3e partie)

(Consultez la 1ère partie et la 2e partie.)


3. Les allergies, l'asthme et la scientologie: Attention danger!


Voici la définition de l'allergie par l'Association Québécoise des Allergies Alimentaires:

Une allergie alimentaire est une réaction excessive, voir exagérée, de notre système immunitaire en présence d’un aliment ou d’un additif alimentaire, qui est normalement inoffensif pour la majorité des personnes.

Le système immunitaire produit plusieurs substances qui aident à protéger l’organisme. Parmi ces dernières, on peut mentionner les anticorps, tels les IgA, IgG, IgE, … Les anticorps IgE sont ceux qui interviennent dans les réactions allergiques de type immédiates et potentiellement anaphylactiques (réactions allergiques graves). Lorsque ces anticorps entrent en contact avec l’allergène alimentaire, ils entraînent dans certains cas la sécrétion excessive d’une substance appelée l’histamine, qui conduit à l’inflammation et aux autres symptômes allergiques. Les symptômes ressentis varieront d’une personne à l’autre et d’un allergène à l’autre.


Voici la définition de l'asthme par le Réseau Québécois de l'Asthme:

L'asthme est une maladie fréquente qui résulte d’une inflammation des bronches. Elle peut se manifester pour la première fois à n'importe quel âge et son évolution est variable.

Cette inflammation rend plus sensibles les muscles qui entourent les bronches (hyperréactivité). Ces muscles peuvent alors se contracter (bronchospasme) plus facilement.

L'inflammation des bronches et le bronchospasme réduisent le degré d'ouverture des bronches. C’est ce rétrécissement variable des bronches qui cause parfois de l'essoufflement, une toux, un sillement, une sensation d'oppression à la poitrine ou des sécrétions bronchiques.

Les symptômes de l’asthme ne sont pas ressentis de la même façon ni avec la même intensité par tous les asthmatiques. Si la maladie est bien contrôlée, ces manifestations sont absentes, ou minimes. Si l’asthme est grave ou insuffisamment traité, ces symptômes peuvent être toujours présents.





Voyons maintenant ce qu'il en est des allergies et de l'asthme en scientologie.

Voici un document qui décrit ce que les scientologues appellent: le «allergy or asthma rundown» (i.e. le parcours sur l'allergie ou l'asthme).







Comme on le voit la scientologie considère que l'asthme et les allergies n'ont rien à voir, respectivement, avec la pneumologie ou l'immunologie.

La cause serait, toujours selon la secte, plutôt psychosomatique. Elle prône l'utilisation de sa pseudo-thérapie appelée «audition» pour régler ces problèmes.





L'audition scientologue, vu dans l'émission «Le pouvoir caché» à Canal D, diffusée à l'automne 2008.




Cette vision des choses est particulièrement dangereuse. En effet, les traitements de l'asthme et la prévention en matière d'allergies n'ont rien à voir avec une soi-disant psychothérapie.

Il n'existe pas à l'heure actuelle de remède miracle à l'asthme ou les allergies. Il est cependant possible de vivre une vie normale par la prévention et certains traitements médicaux reconnus.

La scientologie pratique la désinformation à propos de problèmes de santé très sérieux.

Pire, la pseudo-thérapie scientologue peut causer un faux sentiment de sécurité chez la personne qui la suit, ce qui pourrait la mener à négliger sa prise de médicament contre l'asthme ou à l'exposer à un aliment allergène.

Les conséquences pourraient être fatales. Il serait difficile pour cette personne, en cas de crise, d'appeler le 911...


P.S. À Québec, M. François Crepeau, employé du magasin de scientologie, est apparemment «habileté» par la scientologie à prodiguer cette thérapie bidon.

Il faudrait prévenir une tragédie...