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dimanche 20 février 2011

CCDH: la nouvelle campagne de propagande virale de la secte de scientologie

Si vous avez un compte Facebook ou Twitter, vous avez probablement croisé quelqu'un qui a posté ce vidéo viral dans lequel des enfants sont étiquetés par des «méchants» - que l'on comprend être des médecins.

Les lecteurs de ce blogue reconnaîtrtont tout de suite le groupe derrière ce vidéo: la Commission des Citoyens pour les Droits de l'homme, le groupe haineux anti-psychaitrie télécommandé par la secte de scientologie.

La blogeuse Judith Lussier, du magazine Urbania, répond avec brio à ce vidéo.

Extrait:
Méfiez-vous de l'Église (sic) de scientologie

Ça paraît simple, comme avertissement, mais ce ne l’est pas tant que ça.

Mercredi, comme quelque 100 000 autres personnes, quelqu’un a posté cette vidéo sur Facebook. Prenez le temps d’aller la visionner, ça prend même pas deux minutes, puis revenez svp.

Bon, ça y est?

«Cute» hein? Les enfants qui font pitié, avec les méchantes étiquettes dévalorisantes alors qu’au fond, ce qu’ils ont besoin, c’est qu’on leur dise qu’ils sont bons?

Et si cette vidéo était «un message de l’Église de scientologie», mon amie l’aurait-elle partagée? «Absolument pas», m’a répondu la recherchiste qui fait la plupart du temps preuve de sens critique.

Cette vidéo est commanditée par le Citizens Commission on Human Rights International, un groupe mis sur pied par l’Église de scientologie. C’est assez connu, l’Église de Tom Cruise s’oppose à tout ce qui est psychiatrie. Pourquoi? Parce qu’elle favorise plutôt une approche spirituelle de guérison ou quelque chose du genre.
La suite ici.

Judith Lussier fait référence à une technique bien connu en scientologie: cacher toutes mentions du groupe derrière diverses raisons sociales ou organisations pseudo-humanitaires afin de mieux appâter des victimes dans le giron de la secte.

La secte de scientologie se cache derrière des groupes tels que les CCDH afin «d'oblitérer la psychiatrie» - leur expression - et la remplacer par la pseudo-science de la scientologie.

Le CCDH utilise des enfants pour faire passer son message pernicieux, mais, à l'interne, le chef de la multinationale, David Miscavige, est plus franc et direct: il utilise une imagerie et un discours violent pour dénoncer la médecine, tel que le prouve ce vidéo interne de la secte:



À l'intérieur même de la profession médicale, les avis divergent à propos de l'exactitude des diagnostics d'enfants ayant des problèmes de comportements. Un fait demeure : il existe bel et bien des personnes ayant des problèmes de santé mentale. Sans suivi, ces personnes représentent un danger pour eux-mêmes et leur entourage, tel que le démontre le cas d'Elli Perkins, une mère de famille scientologue poignardée à mort par son fils schizophrène qu'elle refusait de traiter par des psychiatres – ce dernier il avait obéi à «des voix».

Combien de parents terrifiés par la scientologie cesseront de faire confiance à des médecins après avoir vu ce vidéo ? Possiblement autant que lorsque l'ex-docteur Andrew Wakefield avait publié une étude-bidon dans la revue médicale «The Lancet» à propos des dangers du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. S'en est suivit une baisse du taux de vaccination et une augmentation de cas de ces trois maladies.

Conclusion: il ne faut pas se laisser amadouer par les enfants. C'est l'un des sophismes les plus puissants qui a servi à bien des organisations totalitaires afin d'imposer leurs vues.

samedi 25 septembre 2010

Toronto: conférence anti-scientologie au congrès de l'Association des psychiatres du Canada

Le 60e Congrès annuel de l'Association des psychiatres du Canada se tient à Toronto en fin de semaine. Parmi les conférenciers, notons la présence du docteur Stephen Wiseman, qui y fait un exposé à propos des relations troubles qu'entretient la scientologie envers la psychiatrie.

La conférence sera disponible en ligne sous peu; en attendant, voici un vidéo où le docteur Wiseman explique ce qu'est la Commission des Citoyens pour les droits de l'homme, le groupe-paravent que la scientologie utilise afin de discréditer la psychiatrie.



lundi 14 décembre 2009

Décès d'une scientologue et de sa fille dans des circonstances nébuleuses


Le quotidien britannique The Guardian rapporte le décès de Judith Richmond, une fleuriste de 41 ans qui souffrait de trouble bipolaire, et de sa fille Millie, qui souffrait d'«infirmité motrice cérébrale».

Fleuriste d'Élizabeth II, Richmond était scientologue; elle était convaincu que sa fille ne souffrait pas d'un trouble de santé mentale mais d'un empoisonnement au plomb. Elle est décédée en administrant un traitement pseudo-scientifique à sa fille.

La scientologie ne reconnaît pas les problèmes de santé mentale et proscrit par contrat ses membres de choisir des traitements de psychiatrie.

Extrait du rapport du coroner:

“It has not been possible to determine whether Millie died in the bath or the lake. The most obvious assumption is that in trying to assist Millie with one of the experimental treatments by massaging her with oils in the bath somehow Millie drowned and was carried to the lake by her mother who perhaps realised the enormity of the accident which had just occurred and took her own life.

"The second possibility is that they went to the lake together, probably at Mrs Richmond's insistence to get away from the house and the metal and all of those things which she thought to be harmful to Millie.

"Either of those two scenarios is entirely speculative but on the balance of probabilities I think it is more likely than not that Millie died in the bath.”

"I think whatever happened there is no evidence to suggest anything other than an accidental death in relation to Millie."


Le plus tragique dans cette histoire? Si Richmond et sa fille avait consulté un psychiatre ou un médecin, elle serait toutes les deux en vie aujourd'hui.

samedi 12 septembre 2009

Le libre choix, c'est juste bon pour les autres...

Tel que le rapportait Radio-Canada, Le Palais des congrès de Montréal était aujourd'hui l'hôte d'une conférence de la Fondation pour la liberté de choix en santé, un collectif qui s'oppose à la médecine traditionnelle.

Nous laissons à d'autres le soin de discuter du contenu de cette conférence. Ce que nous voulons relever est la présence de la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), un groupe de façade de la scientologie crée afin de discréditer la psychiatrie.




Il est d'une crasse ironie que la scientologie se dresse en défenseur du libre choix en santé... alors qu'elle interdit à ses membres des traitements psychiatriques!

Lors de leur adhésion à la scientologie, les adeptes sont contraints de signer un document légal selon lequel ils renoncent à être soignés par des psychiatres. Surnommé la clause Lisa McPherson - du nom de cette scientologue décédée alors qu'elle était sous la responsabilité de la secte de scientologie -, ce document force de manière légale son signataire à refuser tous soins psychiatriques... même si c'est ce qu'il désire.



Souffrant de trouble mentaux, McPherson fût tout d'abord admise à l'hôpital et placé sous les soins du département de psychiatrie. Sous la pression des avocats de la scientologie, elle signe sa décharge de l'hôpital... avant d'être déclaré morte 17 jours plus tard, après avoir subi de nombreux mauvais traitements à Fort Harisson, un hôtel de la secte à Clearwater, en Floride. La famille de McPherson a par la suite poursuivi le groupe pour négligence. Depuis cette affaire - réglée à l'amiable -, la scientologie fait signer ledit document à tous afin d'éviter toutes autres poursuites.

Contraindre, de manière légale, les gens à obtenir des soins dont ils ne veulent pas: n'est-ce pas ce que dénonce «La fondation pour la liberté de choix en santé»?

À moins que la notion de libre choix, tel qu'énoncé, ne soit un prétexte pour promouvoir n'importe quoi qui n'est pas de la médecine traditionnelle, quitte à flirter avec des sectes pseudo-scientifiques ou des groupes nébuleux...

mercredi 18 février 2009

Scientologie: «l'Holocauste et le 11 septembre? C'est la faute des psychiatres»

La Commission des citoyens pour les droits humains (CCDH) est une organisation paravent de la scientologie, dont le but est de promouvoir «l'oblitération de la psychiatrie» et son remplacement par la scientologie.

Les gens de Québec qui ont visité leur exposition à propos de la psychiatrie ont probablement «appris» que les psychiatres sont la cause de tous les maux sur Terre. Y compris l'Holocauste et les attentats du 11 septembre 2001.

Éberlué par cette révélation? Un de ses portes-paroles l'explique pourtant le plus sérieusement du monde dans cette surréaliste entrevue datant de 2002 qui vient de faire surface dans l'Internet:


Scientologists Try to Explain How Psychiatrists Caused 9/11 - The funniest movie is here. Find it


Il est à noter que, contrairement à ce que prétend le vidéo, Ayman al-Zawahiri n'est pas un psychiatre, mais un chirurgien.