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mardi 13 décembre 2016

L'escroc L Ron Hubbard, fondateur de la scientologie, fait l'apologie de la pédophilie?


«Dianétique» est le livre du fondateur de la scientologie, l'escroc L Ron Hubbard, paru en 1950. C'est la «Bible» de la scientologie et il est absolument interdit d'en modifier le texte.

C'est un livre difficile à lire. Certains scientologues ne l'ont même pas lu. Il contient cependant quelques perles, dont une à propos de ce qui se rapporte à la pédophilie:











«La petite fille de sept ans qui tremble quand un homme l'embrasse ne raisonne pas; elle réagit à un engramme, car à sept ans, un baiser ne devrait pas la troubler, même un baiser passionné; il y a sans doute dans son passé, peut-être même dans son passé prénatal, un incident qui lui fait considérer les hommes ou les baisers comme quelque chose de néfaste.»

Donc, selon l'escroc Ron Hubbard, si on voit un monsieur «frencher» une petite fille de sept ans et qu'elle n'aime pas ça, il ne faut pas appeler la DPJ ni la police, mais plutôt l'amener de toute urgence au magasin de scientologie pour qu'elle fasse de la dianétique dans le but de lui faire comprendre que le comportement du monsieur en question est tout à fait normal et que c'est elle qui a un problème?

C'est la question simple qu'il faut poser aux scientologues. 



Pour nous joindre: joecalzaghe1[arobase]yahoo[point]fr







mardi 11 mai 2010

Scientologie, Dianétique: différents noms, même produit

Devinette: outre les prétentions ésotériques, qu'est-ce qui cloche dans cette publicité du journal Métro, édition du 16 avril?


Réponse: la fausse représentation. Dianétique et Avez-vous vécu avant cette vie?, c'est le nom de deux livres de base de la scientologie. Vous voyez le nom scientologie quelque part dans cette pub? Bien sûr que non, et ça fait partie de la stratégie: les potentiels clients auraient ignorés cette conférence si elle était titré «Comment la scientologie peut vous aider»...

Comme elle le fait en temps où les affaires vont moins bien - lire: des série d'enquêtes journalistique contre la scientologie sont publiés ou des trolls mènent une campagne de dénonciation de la multinationale -, la scientologie met de l'avant son plan B. Vanter les mérites de la Dianétique, et ce sans jamais nommer le mot scientologie avant d'être certain de bien avoir convaincu la viande crue* des bienfaits d'adhérer à la secte.

Les critiques de la scientologie, même les plus modérés, s'entendent sur un point: cette stratégie est malhonnête et est conçue dans ce sens. Nous en parlions il y a quelques mois alors que la corporation avait ouvert en douce un Centre de Dianétique près du Carré Saint-Louis.

Il n'y a pas que les personnages de cette pub qui porte un masque; la scientologie aussi.


* Croyez-le ou non, c'est bel et bien le terme employé en scientologie afin de nommer toutes recrues potentielles: viande crue (raw meat).

jeudi 3 décembre 2009

Paul Thomas Anderson s'attaquera t-il à la scientologie?

Le nouveau projet du réalisateur Paul Thomas Anderson (Boogie Night, There Will Be Blood) ne manque pas d'intêret: nommé The Master, le film se déroule en 1952 et met en vedette Philip Seymour Hoffman dans le rôle-titre... d'un gourou d'une nouvelle secte en pleine expansion!

Coïncidence? C'est également l'époque où le fondateur de la scientologie, l'auteur de science-fiction L. Ron Hubbard, connaît un spectaculaire succès de librairie avec son traité de pseudoscience La Dianétique.

Ironie du sort, Anderson a déjà tourné Magnolia avec nul autre que Tom Cruise dans le rôle d'un charismatique gourou de la drague.

mardi 10 novembre 2009

Centre de dianétique: un autre groupe de façade de la scientologie



Cette photo, prise au début novembre, prouve que la scientologie, sous le couvert d'un «Centre de Dianétique» vient d'ouvrir un autre commerce à Montréal, près du Carré Saint-Louis, à la frontière du Quartier Latin.

Écrit par le fondateur de la secte, L. Ron Hubbard, aux débuts des années 1950, La Dianétique est l'un des livres de pseudo-sciences les plus vendus dans l'histoire de l'édition. Écrit dans un style lourd et soporifique - question de mieux hypnotiser le lecteur? -, Hubbard y entremêle des notions de psychanalyse, de psycho-pop et d'hypnose et prétend avoir conçu une thérapie miracle qui guérirait tout, même les maux incurables.

(Notons que si les techniques de La Dianétique ont fait le plus grand bien à la santé financière d'Hubbard, qui en 1982 avait amassé une fortune personnelle estimée à 200 millions de dollars, elle n'ont en revanche fait aucun bien sur sa santé mentale: à sa mort, les médecins légistes ont retrouvé des traces de Vistaril dans son sang. Comble de l'ironie, le Vistaril est un médicament utilisé en psychiatrie pour combattre l'anxiété. Ironique de constater que La Dianétique n'est pas venu à bout des problèmes mentaux de L. Ron Hubbard...)

Près de 60 ans après sa publication, La Dianétique est utilisée comme appât afin d'attirer en scientologie des gens qui croient avoir affaire à un livre de croissance personnel. Rien de bien nouveau sous le soleil, l'organisation reprend une stratégie vieille comme le marketing et la politique: cacher la scientologie derrière des groupes paravents afin de mieux la promouvoir. Puisque la marque «Église de scientologie» a mauvaise presse, d'autres sont utilisés pour diffuser les idées de la scientologie: Narconon Trois-Rivières, Académie des Petits Phénix, WISE... ou Centre de Dianétique.

L'ancienne adresse du «Centre de dianétique de Montréal» était la même que le commerce de la scientologie; il est logique de louer un autre local afin de mieux cacher les liens unissant les deux.

Les deux locaux sont distincts, mais les faits ne mentent pas: il s'agit bel et bien d'un local de scientologie déguisé. De un, une rapide recherche dans Google démontre qu'un des numéros de téléphone sur l'affiche est le téléphone portable de Renald Fortin, un scientologue notoire. De deux, tel que l'explique avec son éloquence habituelle l'auteur du blogue critique Ask The Scientologist, le nom Dianétique est systématiquement utilisé par la multinationale dans des endroits où la scientologie n'est pas la bienvenue:
So, Dianetics was brought back from obscurity as the ultimate front-group for Scientology. That's why you don't see Scientology in the malls. That's why you don't see Scientology on the streets, at the "stress test" tables. You only see Dianetics. It's a trick.

And that's why you see "Dianetics Centers", as a business, in countries and cultures where the religion of Scientology would be unwelcome. But, even with that name it is and will always be Scientology.

In this way, the Church of Scientology attempts to have its cake and eat it too. It tries, with Dianetics, to get all the benefits of being a money-making non-religious business, while still, under the Scientology name, attempting to get all the benefits and protections of being a religion. It's the same organization, trying to play the game both ways.
Maintenant, la question de 15 millions de dollars: pourquoi avoir choisi ce bureau plutôt qu'un autre? C'est qu'il est probable que la multinationale de la scientologie veuille se rapprocher des étudiants.

En juillet 2007, elle a acheté de l'UQAM (!) l'édifice La Patrie pour un montant de 4,7 millions afin d'y aménager un nouveau commerce.... à deux pas de l'UQAM. (Au moment d'écrire ces lignes en novembre 2009, l'édifice est encore vacant).

En avril 2009, un des groupes de façade de la secte, la Commission des Citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) a réussi à tenir pour une semaine, moyennant un paiement d'environ 1,250$, une exposition anti-psychiatrie dans les murs même de l'Université Concordia. Le groupe y faisait la promotion du discours haineux de la scientologie envers la psychiatrie.

Et maintenant, l'organisation ouvre un local à quelques centaines de mètres de marche de l'UQAM.

Pourquoi autant d'intérêt envers les étudiants? Ils ont toujours été des cibles privilégiés des groupes sectaires... car quoi de plus vulnérables que des jeunes hommes et des jeunes femmes aux brillants futurs qui se posent des questions sur le sens de la vie?

Ainsi, les universitaires d'aujourd'hui sont ceux qui, demain, auront de l'argent, de l'influence et un réseau de contacts dans lequel ils pourront diffuser la pseudo-science de la scientologie.

Attendons-nous à une campagne de recrutement majeure du groupe. D'autant plus que, partout à travers le monde, les scientologues quittent massivement la secte. Aux États-Unis, où les scientologues sont les plus nombreux, l'American Religious Identification Survey de 2008 démontre que, d'environ 55,000 en 2001, le nombre a dramatiquement baissé à environ 25,000. Et ces chiffres ont été compilés avant la campagne mondiale d'Anonymous contre les abus de la scientologie et les fracassantes sorties publiques d'anciens adeptes tels que le réalisateur Paul Haggis, Mark Headley, Marty Rathbun ou, en Europe, d'Alain Stoffen.

Au Québec, les courriels internes de la scientologie démontrent que les scientologues québécois sont démotivés. Extrait:

Épargnez-moi vos sursauts d'indignation, parce que la majorité d'entre nous ne font ABSOLUEMENT RIEN pour disséminer la Scientologie à Montréal. Parce que si c'était le cas, on serait pas seulement 33 aux events de fundraising, on serait pas seulement 25 au GIM (pour ceux qui ne savent pas c'est quoi le Groupe Idéal de Montréal, c'est le groupe que Yves Fiset a mis sur pied pour faire boomer la dissémination à Montréal) et l'org et le champs de Montréal ne serait pas toujours aussi petits!

Pas étonnant que la scientologie veut un peu de sang neuf. Elle risque toutefois de frapper un nœud dans ces campagnes de recrutement: la communauté de l'UQAM, informée par Anonymous, est maintenant au courant des abus financiers et psychologiques de la scientologie. Elle observe, s'informe... et elle n'aime pas ce qu'elle voit.

À suivre?

vendredi 4 septembre 2009

Anonymous visite un kiosque de la scientologie à Expo Québec

À chaque mois d'août, la populaire foire Expo Québec attire de nombreux commerçants dans la ville de Québec... y compris la scientologie, qui y avait un kiosque.

Anonymous a décider de se rendre sur place afin de saluer les scientologues.






Ça manque de pep et de conviction, il nous semble.

Mémo à la scientologie: si vous voulez recruter plus de gens, embauchez Vince des annonces de Shamwow comme porte-parole... quoiqu'on n'est pas certain qu'il accepte. :-P

samedi 11 avril 2009

«Châtelaine»: France d'Amour parle de scientologie

L'édition du mois de mai 2009 du magazine Châtelaine contient un intéressant entretien du journaliste Jean-Yves Girard avec la chanteuse et scientologue France d'Amour.






Extraits choisis:


Elle le dit sans détour : elle ne gagne pas des fortunes, mais vit bien. Elle sait où va l’argent.


Anonymous le sait aussi: dans les coffres de la secte de la scientologie.

La scientologie fonctionne en grade. Sans tomber dans les détails, un scientologue doit devenir clair, puis ensuite devenir un thétan opérant (OT). Il y a au total huit grades OT.

En 2006, le site Xenu.net a mis la main sur une grille tarifaire de la scientologie. On y apprend qu'il en coûte près de 300,000$ pour atteindre le grade OT III, là où un scientologue apprend qu'il a 75 millions d'années, l'empereur intergalaxique Xenu a kidnappé, puis lancé des extraterrestres dans des volcans — France d'Amour croit à ça, soit dit en passant.

Selon cette même grille, effectuer l'ensemble des huit niveaux OT en scientologie coûte un près d'un demi-million de dollars.

Des informations prélevées à même les publications de la scientologie indique que France d'Amour — de son vrai nom France Rochon — est OT VI. Ce qui veut dire qu'elle a donné entre 300,000$ et un demi-million de dollars à la secte. Sans compter ses donations, tel que son don d'environ 39,000$ à la branche montréalaise de la secte afin de financer l'achat de l'édifice La Patrie — nous y reviendrons plus tard.


France n’a pas 20 ans quand la scientologie entre dans sa vie, pour la changer à jamais. Une amie lui a parlé d’un livre, La dianétique: La puissance de la pensée sur le corps, la pierre angulaire de cette «Église» extrêmement controversée ; au Québec, elle a le statut de religion, alors qu’ailleurs, comme en France et en Allemagne, elle est considérée comme une secte. «J’ai trouvé que ce qui était écrit là-dedans avait du sens, et que c’était intelligent. J’ai trouvé des réponses à mes questions.»


Est-ce que France d'Amour réalise qu'elle fait la promotion d'un livre pseudo-scientifique dans lequel il est écrit noir sur blanc que les gays et les lesbiennes sont des «pervers» et des «malades»?


Et des questions, France Rochon s’en posait plusieurs. «J’étais une enfant très perturbée, confuse. Je ne me comprenais pas, j’avais peur de la vie, de la guerre, des autres. J’étais perdue.» Son père a pensé l’envoyer dans une «école de réforme» parce qu’elle n’en faisait qu’à sa tête. Tous les ingrédients étaient réunis pour qu’elle tourne mal. «C’est sûr que sans la scientologie je ne serais pas là où je suis aujourd’hui.»


Dans le cas de France d'Amour — comme dans le cas de bien des vedettes qui ont adhéré à la scientologie —, il suffit de lire leur biographie pour comprendre que ces gens possèdent déjà en eux, dès leur jeune âge, le talent et le caractère nécessaire pour percer. Ils ont su bien exploiter leurs forces afin de devenir ce qu'ils sont, tout comme les vedettes non-scientologues qui ont connu un parcours de jeunesse aussi tumultueux que celui de France d'Amour. Nous avons la prétention de croire qu'adhérer à la scientologie n'a pas changé grand chose dans le cheminement professionnel de la chanteuse.


Dans le jargon scientologue, France a atteint le stade de Clair, c’est-à-dire un «individu optimal, l’objectif de la thérapie de Dianétique», comme on peut le lire dans le célèbre bouquin. Un Clair possède « une intelligence très supérieure à la normale; c’est un être dynamique qui prend plaisir à l’existence.» «Être un Clair, c’est fantastique!» s’exclame France, surprise que j’en sache autant sur la scientologie et heureuse de voir que j’ai acheté la fameuse brique de 661 pages.

(Honnêtement, j’ai arrêté la lecture au bout de 100 pages, découragé par le charabia de Ron Hubbard, père de cette religion fondée aux États-Unis en 1952, ex-auteur de livres de science-fiction. Je ne deviendrai jamais un Clair.)


Sage décision, monsieur le journaliste. ;-)


En 2004, France s’est offert une année sabbatique pour se ressourcer et écrire les chansons de l’album Hors de tout doute, sorti l’année suivante. Elle est donc partie quelque part «dans le Golfe du Mexique» – la chanteuse comme la compagnie de disques resteront vagues sur la destination précise avant et après son séjour là-bas. Depuis, la rumeur court sur le Web (où les textes anti-scientologie abondent): France était à Clearwater, en Floride, le «siège social spirituel mondial», la Mecque de la scientologie. Vérifications faites auprès de la principale intéressée, elle était à Tampa... juste à côté. «Oui, admet-elle, laconique, j’ai suivi un cours à Clearwater. »


Un «cours»? Durant cette année 2004, elle a suivi une bonne demi-douzaine de «cours», digne d'une séance de lavage de cerveau intensive. Entre mars 2004 et décembre 2004, elle a suivi les «cours» de OT I à OT VII, tel que l'atteste des publications scientologues.


Je ne peux m’empêcher de lui dire qu’en 2007, France Rochon aurait donné 40 000 $ à l’Église de scientologie de Montréal (en pleine campagne de financement pour construire un nouveau siège social de 10 millions de dollars). C’est du moins ce que révèle un document, diffusé sur Internet par une organisation canadienne anti-scientologie. Sa réaction est immédiate : «Où t’as trouvé ça ?» Puis elle nie avec énergie, et un certain humour. «Ben, en tout cas, j’ai l’air généreuse, c’est pas pire.»


Bien qu'elle le nie, France Rochon a bel et bien donné près de 40,000$ à la secte. Voici le document prouvant cette affirmation.


Sur le site officiel de France D’Amour, seule personnalité publique québécoise ouvertement scientologue, les fans peuvent laisser des messages : parmi les nombreux éloges, quelques internautes lui demandent gentiment de se «réveiller» («Ton talent, tu ne le dois qu’à toi-même, pas à la secte criminelle de la scientologie»). Elle s’étonne de la violence de certains propos que je lui rapporte, mais n’a pas l’air inquiète. En fait, elle s’en balance. «La scientologie n’a pas à être défendue, je n’ai pas à la défendre. Tabarnouche, c’est quoi le problème? J’ai lu des livres, j’ai suivi des cours, j’y ai trouvé des trucs pour mieux chanter, pour avoir plus confiance en moi, pour être plus heureuse. D’autres personnes vont faire d’autres cheminements pour arriver au même point, et c’est correct ainsi. Et là, on m’attaque à cause de ça ? Je m’en fous de ce que les gens pensent ou disent de moi. Je n’aurais pas abordé le sujet de moi-même si tu ne m’avais pas demandé d’en parler.»


La réaction de France d'Amour est prévisible. Dans ses vidéos, la critique Tory Christman fait constamment des liens entre la scientologie et le Truman Show — Christman sait de quoi elle parle: lors de son passage dans la secte, elle s'occupait de John Travolta...

France d'Amour est dans le Truman Show. Elle croit que L. Ron Hubbard est un grand homme alors qu'il est un charlatan. Elle ne sait rien d'Opération Snow White. Elle ne sait rien de l'histoire de Jean-Paul Dubreuil. Elle ne sait rien à propos de Gold Base, le goulag de la scientologie. Elle ne connaît rien à propos de Lisa McPherson et d'Elli Perkins.


France D’Amour n’a pas la mission de sauver le monde. Et, surtout, elle ne veut convaincre personne.


Pourtant, le but du scientologue n'est-il pas de «nettoyer la planète» — lire: convertir tout le monde à la scientologie — et d'éradiquer la psychiatrie? France d'Amour est peut-être plus en mission que l'on ne pense...

samedi 4 avril 2009

Belgique: reportage télé et procès contre la scientologie



Ça va plutôt mal pour la scientologie en Belgique, selon le quotidien belge Le Soir dans son édition du 1er avril:

La scientologie en chambre du conseil

JEAN-PIERRE BORLOO

On en parle depuis 1997, date à laquelle une adepte dépose plainte contre l'Eglise de scientologie de Belgique. Depuis lors, l'enquête progresse, lentement mais sûrement. Et tente d'aller au fond des choses. Elle cherche à cibler d'éventuelles infractions liées aux pratiques de la scientologie et ambitionne d'en cibler les responsables.

A l'été 2007, un réquisitoire est tracé, demandant le renvoi de douze personnes et deux associations devant le tribunal correctionnel.

Il nous revient maintenant que cette demande, concernant une des affaires de l'Eglise de scientologie, sera examinée le 12 mai prochain par la chambre du conseil de Bruxelles. Celle-ci devra soupeser les charges, actuellement qualifiées d'escroquerie, d'extorsion, d'exercice illégal de la médecine, d'infraction aux pratiques de commerce et d'organisation criminelle.

« Sans commentaires »

Au terme d'un débat à huis clos, entre le juge d'instruction, le procureur fédéral, les victimes (parties civiles) et la défense des personnes et des associations visées, la chambre du conseil dira si les indices sont suffisants pour renvoyer l'affaire devant un tribunal correctionnel.

Interrogé sur le sujet, le parquet fédéral se refuse à tout commentaire et toute confirmation.

L'Eglise de scientologie clame, elle, qu'on lui fait un procès d'intention et que l'on s'acharne contre une institution honorable.

Seuls les magistrats, de la chambre du conseil trancheront cette question. En renvoyant ou non l'affaire devant le tribunal, ils donneront un premier signal sur l'orientation des poursuites et la solidité des accusations.

Actuellement, des charges sont bien présentes, collectées dans 73 cartons (gros dossiers) ; le fruit d'années d'enquête. Le résultat, aussi, d'un premier volet.

Car une autre plainte fait encore lieu, actuellement, d'une instruction judiciaire. Celle-ci porte sur un problème d'emploi au sein de l'Eglise de scientologie. Les recrutements proposés ne correspondraient, en fait, qu'à des jobs non rémunérés. Mais là aussi, l'enquête déterminera ce qu'il en est vraiment.

A terme, ces deux dossiers liés à l'Eglise de scientologie pourraient se rejoindre pour alimenter un seul et même procès, toujours hypothétique à l'heure actuelle. Mais impossible de dire quand, car l'Eglise peut encore demander d'effectuer des devoirs d'enquête complémentaires.


Dans la foulée de cette affaire, la télévision belge a diffusé l'excellent reportage Scientologie: la secte démasqué. Le reportage vulgarise à merveille ce qu'est la scientologie, et explique pourquoi la secte est si puissante aujourd'hui.

mardi 30 décembre 2008

La Dianétique en tant que pseudo-science

Les Sceptiques du Québec ont publié une excellente traduction du texte du Dictionnaire Sceptique de Robert T. Carroll à propos de la Dianétique, le livre de référence de la scientologie:

Un extrait:

"Hubbard révèle une haine très profonde des femmes… Chez Hubbard quand les mamans ne reçoivent pas des coups de pied à l'estomac de la part de leurs maris ou n'ont pas d'aventures avec des amants, elles n'ont en tête que des TA [tentatives d'avortements] - habituellement au moyen d'aiguilles à tricoter" - Gardner, 267.

En 1950, Lafayette Ronald Hubbard publie La dianétique: la science moderne de la santé mentale [Publié par The American Saint Hill Organization, Los Angeles. Tous les numéros de pages se référent à cette édition]. Ce livre constitue la "bible" de la Scientologie qui se définit elle-même comme une science, une église et une religion. Hubbard apprend au lecteur que la dianétique "… renferme une technique thérapeutique grâce à laquelle on peut traiter tous les troubles mentaux d'origine inorganique et toutes les maladies psychosomatiques organiques, avec l'assurance d'une guérison complète…" Il affirme avoir découvert la "source unique du dérangement mental" (Hubbard, 6). Pourtant, dans une mise en garde au frontispice du livre, on apprend que "la Scientologie et son sous domaine, la dianétique, telle qu'elle est pratiquée par l'Eglise… ne souhaitent pas accepter des individus à la recherche d'un traitement pour maladie physique ou mentale, mais les renvoient à des spécialistes qualifiés appartenant à d'autres organisations qui traitent ces sujets". Cette mise en garde apparaît clairement comme une protection contre d'éventuelles poursuites pour exercice illégal de la médecine;, car l'auteur insiste à plusieurs reprises sur le fait que la dianétique peut guérir de tous les maux possibles et imaginables. Il insiste aussi de manière répétée sur le fait que la dianétique est une science. Pourtant, n'importe qui d'un tant soit peu familier avec la littérature scientifique sera capable de voir dès les toutes premières pages de la dianétique que ce texte n'a rien de scientifique et que l'auteur n'est pas un scientifique. La dianétique est un exemple classique de pseudoscience.


On peut la suite sur le site des Sceptiques du Québec, ou l'article en langue originale anglaise sur le site de Robert T. Carroll.